Lettre aux amis et bienfaiteurs du Sup�rieur g�n�ral de la Fraternit� St-Pie X Version imprimable Sugg�rer par mail
Dans sa Lettre aux amis et bienfaiteurs de la Fraternité Saint-Pie X, que vous trouverez dans le numéro 174 de DICI, Mgr Bernard Fellay fait le point sur les rapports entre Rome et Ecône, dix mois après la publication du Motu Proprio qui a reconnu que la messe traditionnelle n’avait jamais été abrogée.

Le Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X montre que cette récente ouverture liturgique ne doit pas nous amener à envisager la lex orandi séparément de la lex credendi, en dissociant la liturgie de la doctrine. Or, depuis 40 ans, la doctrine conciliaire est qu’il faut changer les rapports de l’Eglise au monde, aux autres religions et aux Etats, et que l’Eglise doit elle-même se concevoir autrement.

C’est à ce changement - qui est une rupture - que les prêtres et les fidèles attachés à la Tradition bimillénaire s’opposent, persuadés qu’ils sont, à la suite de saint Paul, qu’il ne faut pas se conformer à ce siècle : nolite conformari huic saeculo (Romains, XII,2).

Comme l’avouait le cardinal Ratzinger en 1984, l’Eglise d’aujourd’hui se conforme aux principes issus de « deux siècles de culture libérale ». Les fruits sont là : chute vertigineuse des vocations, effondrement tragique de la pratique religieuse, églises désertées et bientôt en ruines… Seul un recours à sa Tradition - non seulement liturgique, mais aussi doctrinale - permettra à l’Eglise de retrouver son identité et son rayonnement missionnaire. C’est la grâce à demander avec insistance au cours de la nouvelle croisade du Rosaire lancée par Mgr Fellay.

Abbé Alain Lorans

Rédacteur de DICI 

 
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