Réactions des fidèles de la communauté d'Amiens Version imprimable Suggérer par mail
« On nous dit que nous sommes à part ; c’est possible, mais refuser la différence serait de l’intolérance ; personnellement, j’estime que nous sommes aussi catholiques que d’autres ; nous avons été baptisés dans l’Eglise catholique, nous récitons tous les dimanches le Credo de l’Eglise catholique, nous prions pour le pape, je ne vois pas pourquoi nous devrions rester à la porte de nos églises, alors que celles-ci sont, en grande partie, vides. Elles ont été construites pour y célébrer la messe traditionnelle, cette messe que le pape Benoît XVI a déclaré être un rite officiel de l’Eglise catholique, bref, nous avons le droit avec nous, pourquoi nous faire tant de misères ? Nous ne demandons rien de spécial, si ce n’est de pouvoir utiliser l’une des 350 églises du diocèse non utilisées le dimanche. Ils sont 75 prêtres diocésains pour plus de 400 églises ; nous avons un prêtre et pas d’église, la solution tombe sous le sens… »  
Gilles, 43 ans, ingénieur


« Nous savons bien qu’en différents endroits de France, des évêques ont fait des conventions avec des communautés anglicanes, coptes ou autre, leur mettant des églises catholiques à disposition ; et nous catholiques, nous devrions rester à la porte ? Dans un contexte pareil, cela me semble vraiment déplacé de venir nous chicaner sur des questions de politique d’ecclésiastiques ! »
Edouard, 38 ans, cadre

« On nous dit que le motu proprio ne s’applique pas dans notre cas, puisqu’il concerne un groupe stable qui ferait la demande d’une messe traditionnelle qui serait alors célébrée par un prêtre du diocèse. En disant cela, ils ont d’une part un Motu proprio de retard, car c’est celui de 1988 qui stipule cela; le Motu proprio de Benoît XVI remet aux curés le soin de décider de l’opportunité de célébrer une messe traditionnelle. D’autre part, nous sommes un groupe stable, depuis 23 ans que nous fréquentions la chapelle du Bon Pasteur ! Et s’il n’y a pas eu beaucoup de demandes suite au Motu proprio, c’est que ceux qui souhaitent avoir la messe traditionnelle n’ont pas attendu l’an 2007 pour y assister, mais se sont rendus là où elle était effectivement célébrée, c’est-à-dire à la rue Daire. Les évêques se rassurent en disant : « De toute façon, il n’y a pas beaucoup de demandes ! », mais lorsqu’il y en a une – et c’est le cas – ils la refusent, recourant à des subtilités juridiques pour esquiver la demande et enterrer la messe traditionnelle sous une chape de plomb. »                                                 
Joseph, 47 ans, ingénieur commercial  

« Cela faisait 23 ans que j’assistais avec ma famille à la messe traditionnelle à la rue Daire. Nous avions un lieu qui n’était certes pas grand, mais nous nous en contentions. On n’a pas fait parler de nous, car c’est une communauté très pacifique. J’avoue ne pas comprendre quand on nous traite d’intégristes ! Ils ne savent pas de quoi ils parlent ! Et puis, cette politique d’exclusion de la part des évêques à notre égard est incompréhensible, et ce sont eux qui prêchent le partage et la solidarité ! Il y a là une contradiction et une intolérance insoutenables. »
Xavier, 53 ans, agriculteur

« On nous a dit que cela faisait problème de suivre la messe célébrée par un prêtre de la Fraternité St-Pie X, parce que soi-disant ils seraient schismatiques. Cela fait des années que je vais à cette messe de la rue Daire, je n’ai jamais remarqué qu’ils étaient schismatiques ; on prie pour le pape, les sermons correspondent au catéchisme catholique. Je crois qu’on brandit cette épithète de schismatique pour faire peur;  mais elle est désuète, les mesures canoniques ne sont plus tellement dans l’ère du temps; finalement c’est un quolibet d’un autre âge pour discréditer la Tradition. D’ailleurs, les autres communautés traditionnelles, juridiquement en règle avec Rome, ont les mêmes difficultés d’acceptation en France, que ce soit la Fraternité St-Pierre ou l’Institut du Bon Pasteur, les évêques leur mènent la vie dure, parce qu’ils ne veulent pas de la messe traditionnelle. »                          
Marie, 40 ans, mère au foyer

« On nous dit qu’on est d’extrême-droite, mais il n’y a pas de rapport ! Nous sommes des catholiques pratiquants et non des militants politiques. Lors des dernières élections, les évêques de France ont publié un document pour faire pencher la balance ; nos prêtres, eux, n’ont donné aucune consigne de vote, c’est pas leur métier. D’ailleurs, nous sommes suffisamment adultes pour décider, en bonne conscience, quel est notre devoir civique. »
Astrid, 33 ans, institutrice, mère au foyer

« Nous constatons que le motu proprio du pape Benoît XVI modifie petit-à-petit la situation. Voilà 30 ans qu’on nous reproche d’être désobéissants, de ne pas suivre le pape ; mais aujourd’hui, là où le pape souhaite une application large et généreuse du Motu proprio, les évêques de France s’y refusent ; on peut se demander de quel côté est la désobéissance… D’ailleurs ce n’est un secret pour personne que les Conférences épiscopales françaises et allemandes ne sont pas en odeur de sainteté à Rome, actuellement… »                             
Pascal, 48 ans, ingénieur
 
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