La complainte d'Amiens, par un paroissien
C'est notre histoire sous forme de poésie. Noblesse de langage et de sentiments se dégage de ce texte. A lire absolument. LA COMPLAINTE D’AMIENS


Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu



PT, février 2008Oyez, Oyez braves gens
Cette complainte d’Amiens
Du pays picard elle vient
Et je la clame à tous vents

Toujours chaque dimanche matin
Regards curieux des passants
Etonnement des chalands
Mais quels sont donc ces chrétiens ?

Ils errent sans feux ni lieux
Des tentes pour s’abriter
Des châles pour se chauffer
Mais vois-tu marcher ces gueux ?

Mais que font-ils dans la rue
Hors de tous ces édifices
Pourtant construits pour l’office
En ces jours si dépourvus

Quels sont ces gens à la rue ?
Mais où est le Bon Pasteur
Qui fit jadis leur bonheur ?
Vois-tu, ils semblent perdus

Jadis Saint Martin soldat
Ici même sur ce parvis
Pour un pauvre hère tout ravi
De sa cape, le protégea

Le partage, l’accueil pour tous,
 Sauf pour la Foi du passé,
Pour eux, pas de charité,
C’est bien les seuls qu’on repousse !

Lors, de parvis en parvis
Il leur reste ces gloires passées
Qu’un peuple agenouillé
Jadis, pour Dieu, construisit

Les flèches s’élèvent dans les cieux
Regarde Saint Leu, Saint Germain,
Cathédrale de Saint Firmin,
Tout pour la gloire d’un Dieu !

Vois cette façade sculptée,
Admire ici ce Beau Dieu
Qui nous annonce les cieux,
Vois cette Mère Dieu ciselée

Quelle Foi a construit cela ?
Vois-tu passant ébahi,
Pas la raison d’aujourd’hui
Qui ne voit plus l’au-delà

Vois ces prêtres jeunes et pieux
Qui vont d’un pas assuré
Et lancent des prêches enflammés
D’un si grand amour pour Dieu

Mais regarde leurs airs inquiets,
Ils disent chercher une église,
Mais ne cherchent-ils pas l’Eglise
Qui semble bien ébranlée ?

Ils clament leur attachement
A la Foi traditionnelle
Et à la Rome éternelle,
Ne sont-ils pas bien confiants ?

Vois encore la pluie qui fouette
Les corps tout entier transis
Qui tentent sous des parapluies
D’adorer dans la tempête

Mais le vent a-t-il forci ?
Regarde l’autel secoué,
Puis les cierges fracassés,
Et le crucifix qui gît

Vois-tu le gel qui sévit ?
Ils mourront plutôt de froid
Mais ils garderont leur Foi,
Quel amour ont-ils pour Lui !

Jadis pour tous nos péchés
Ce fut sur le Golgotha
Que par trois fois il chuta
Par nous lourdement chargé

Mais aujourd’hui s’installa
Un froid glacial sur le pavé,
Les doigts sont alors gelés
Et au sol, Jésus tomba

Passant, penses-tu quelle folie
Cette paroisse virtuelle ?
Mais c’est la Présence Réelle
Qui est bien sur le parvis !

Lui par qui la grâce abonde,
La froide nuit de Noël
Rejeté hors de l’hôtel
Par les grands de ce monde

En priant comme nos aïeux
Quel est donc notre péché
Qui nous vaut un tel rejet
Des maîtres de ces lieux ?

Ce soir, comme lui nous souffrons,
Devant la crèche à genoux,
Face à Dieu venu pour nous,
Dans le froid nous contemplons

Vint ensuite le réveillon
Lors, sous le ciel étoilé,
Et devant la Vierge Dorée
A l’amitié nous trinquons

Un rite extraordinaire,
Des ornements d’autrefois,
Tout cela exprime leur Foi
En Dieu, pour le satisfaire

Ecoute ce ton grave, passant,
Mélodieux et austère,
C’est qu’il porte à la prière
Et vient de Grégoire le Grand

Mais voici que le ton change,
Ecoute cette polyphonie,
Je suis par ces chants ravi,
Ils semblent venir des anges

De la sacristie chargés
Pour l’autel du sacrifice,
Regarde ces beaux offices
Grâce aux fidèles dévoués

Or, le malin s’acharna
Sur la voiture bien chargée,
Par le verglas, fut broyée,
Mais Lui tous les protégea

Mais passant, vois-tu cela ?
Toute la famille qui vient,
Les petits et les anciens,
Oui, le compte est bien là

Mais regarde bien, passant,
Ne vois-tu pas cette jeunesse
Qui avance dans l’allégresse ?
Regarde tous ces enfants

Mais arrête toi, passant !
Après un hiver bien dur,
Arrivent les jours plus sûrs
Et les prémices du printemps

A l’heure que Dieu choisira,
Plus hors les murs cette fois,
Par la Grâce, et par la Foi,
L’Eglise entière refleurira

Las, serviteur inutile,
Pliant pour la dernière fois
Nos tentes sous ces beffrois,
Laissant là cette terre futile

Au bout de cette marche de gueux
Plus de rue, plus de vin chaud !
Mais viendra sous son manteau,
L’abri bien près du Bon Dieu.

PT, février 2008